lundi 30 juin 2014

Congrès de l'ABF 2014 : compte-rendu (troisième partie)

POLYVALENCE ET SPECIALISATION

Modératrice : Anna Marcuzzi, vice-présidente du groupe ABF Alsace
Intervenantes :
Héloïse Courty, directrice de la médiathèque l'Echo du Kremlin Bicêtre
Ingrid Bon, bibliothécaire consultant pour la jeunesse et la promotion de la lecture, Arnhem, Pays-Bas
Françoise Truffert, commission métiers, ADBU

Table ronde très intéressante animée avec dynamisme par Anna Marcuzzi.

Pour commencer, Ingrid BON, venue spécialement des Pays-Bas, nous a présenté (en anglais) son organisation.


Les bibliothécaires jeunesse adoptent une devise : Le bon livre au bon enfant au bon moment.
Le public veut être surpris, c'est pourquoi les bibliothèques utilisent des techniques du monde de la librairie (livres en facing,...). Chaque ville organise sa bibliothèque avec ses propres règles mais le concept est similaire dans tous les Pays-Bas. Au niveau national, on retrouve donc la même signalétique, les sites web sont présentés de la même façon, etc.

https://tenaanval.files.wordpress.com/2009/11/dsc00416.jpg


Quant au personnel, un maximum de services et de fonctions sont automatisés de façon à ce que les usagers soient les plus autonomes possible. Au niveau des compétences, le back-office est spécialisé tandis que le front-office est généraliste.
Et les non-bibliothécaires doivent (accepter de) se former. 
Sinon : go out, dehors, buiten ! (et là, tout l'auditoire a frémi...).


Pour ceux qui lisent un peu le néerlandais, allez faire un tour sur le site de la bibliothèque d'Arnhem.


Françoise TRUFFERT a ensuite fait un état des lieux des formations et de ses impacts sur le métier.
Madame Truffert travaille pour l'Association des Directeurs et personnels de direction des Bibliothèques Universitaires et de la Documentation (pour aller vite, l'ADBU) et plus particulièrement à la commission Evolution des métiers et des compétences.

Elle nous a présenté une synthèse des résultats d'une enquête réalisée en 2013. C'est ainsi qu'on a pu voir que les formations organisées en externe étaient majoritaires, que les personnels de catégorie A en sont largement bénéficiaire, bien que les catégories C soient également représentées.
Lorsque la formation est organisée en interne, les catégories de personnel sont bénéficiaires de manière plus égale. Tandis que les journées d'études sont presque exclusivement destinées au personnel de catégorie 1.

Retrouvez les résultats de l'enquête 

Elle a également attiré notre attention sur le fait que les recruteurs utilisent des référentiels. 
Par exemple, la base de données REFERENS (REFérentiel des Emplois-types de la Recherche et de l'ENseignement Supérieur)propose des fiches emplois types. 
Dans la branche d'activité professionnelle qui concerne les métiers de l'information (BAP F), il y a 17 fiches-métiers rien que pour les bibliothécaires.

Vous pouvez consulter la cartographie de ces métiers ICI. En cliquant sur chaque fiche-métier, vous accédez à une description du métier, aux compétences requises ainsi qu'à la formation nécessaire.

Ensuite, c'est la dynamique Héloïse COURTY, directrice à la médiathèque du Kremlin Bicêtre, qui nous a fait part de leur expérience en organisation de travail et en gestion des ressources humaines.


Cette médiathèque, inaugurée fin 2012,  est située dans un environnement urbain saturé.

Elle a fait le pari d'offrir aux usagers 39 heures d'ouverture par semaine.
Et ceci (tenez-vous bien) avec 18 agents !




Pour cela, une grande partie des tâches est sous-traitée (par exemple, un système d'offices auprès des libraires) et plusieurs services sont automatisés. 

Le temps de travail est réparti comme suit :
40% consacrés au service public
30% à l'accueil des collectivités et à l'action culturelle
30% au travail interne

Pour ce faire, un calibrage a été nécessaire.  Ainsi, les fiches de postes sont les mêmes pour tout le monde. Elles sont fonctionnelles et pas personnelles. Notons que c'était une demande du personnel. Les effets sur le travail sont un décloisonnement, une montée en compétences et un appropriation du sens pas tous (les actions résonnent entre elles).

Par ailleurs, la médiathèque est entrée dans une démarche de certification ISO 9001 qui a pour but d'assurer une qualité constante d'accueil. 
Trois mots-clefs sous-tendent cette certification : simplification, réactivité, équité. Cela responsabilise tous les membres de l'équipe. 

Il y a donc des compétences communes et des compétences spécifiques.
Dans cette médiathèque, on estime que les professionnels sont d'abord au service d'un territoire (le Kremlin-Bicêtre) et ensuite au service de la médiathèque l'Echo. Pour cela, les compétences communes sont nécessaires (actions collectives, démarche certification, prêt, conseil, réponses au public,...). C'est au sein des pôles (littérature, petite enfance,...) et des projets que les compétences spécifiques s'expriment.

Les compétences communes étant toujours nourries par des compétences spécifiques. Les spécialisations éventuelles étant toujours développées dans une dynamique de transmission. 
C'est le CERCLE VERTUEUX DE LA POLYVALENCE qui permet à toute l'équipe d'oeuvrer à des objectifs communs.

 
Le Kremlin-Bicêtre, jeudi 19 décembre. La médiathèque l'Écho a reçu le grand prix Livres hebdo de l'innovation pour sa démarche en faveur du lien social.

Ce type d'organisation du travail est une réaction à la tendance qui fondait la valeur du travail sur les compétences qui sont acquises (les techniques).
Aujourd'hui, il y a un changement des valeurs du travail. L'idée n'est pas d'apporter de la technique mais de donner du contenu pour que les équipes trouvent leur centre de gravité. 

Vous pouvez retrouver l'intervention d'Heloïse Courty
sous forme de présentation Prezi

vendredi 27 juin 2014

Congrès de l'ABF 2014 : compte-rendu (deuxième partie)

Y A-T-IL ENCORE UN COEUR DE METIER ?

Modérateur : Yves Alix, inspecteur général des bibliothèques
Intervenants :
Laurence Rey, Bibliothèque nationale de France
Frédéric Guéguen, directeur de la BDP de la Sarthe
Bertrand Callenge, directeur des études à l'Enssib 

Suite aux grèves de la SNCF qui ont quelque peu malmené les voyageurs, Bernard Callenge n'a pas pu être présent. Mais il avait écrit les grandes lignes de son intervention. C'est donc le modérateur qui a porté sa parole.
La question avait déjà été abordée dans le livre qu'il a dirigé :

Bibliothécaire, quel métier ?
par Laurence Tarin 
sous la dir. de Bertrand Calenge. Paris : Éd. du Cercle de la librairie, 2004. – 314 p. ; 24 cm. – (Bibliothèques). ISBN 2-7654-0890-4 : 42 €   
(le résumé de l'ouvrage est ICI

Pour répondre au sujet de la table ronde, Bernard Callenge se pose une question simple a priori : De quoi ont besoin les professionnels pour débuter leur carrière ?
Avant, le coeur du métier de bibliothécaire était la constitution de collection et l'identification de documents.
A l'Enssib, l'esprit de la formation initiale reste de donner une formation généraliste, de donner des bases solides en respectant la "généalogie" du métier. 
Le défi est d'articuler savoir et savoir-faire dans la conduite de différents projets. Le coeur du métier de bibliothécaire réside dans cette capacité à gérer des projets. Ainsi, nous permettons au public de se confronter au savoir (par des conférences, des tables rondes, des débats, ...)
Les évolutions pressenties par Bernard Callenge sont d'une part le rapprochement avec d'autres métiers de gestion de l'information (bibliothèques numériques) et d'autre part l'amplification des savoir-faire en matière de médiation de l'information. Il faut aussi souligner l'importance de la formation continue dans un métier en perpétuelle évolution.
Dans les équipes, on voit venir des gens d'autres horizons, cela permet aux bibliothécaires de se recentrer sur leur coeur de métier, qui s'est considérablement complexifié.
Il est curieux d'observer que l'identification la plus forte reste attachée à un lieu, qui donne son nom à ceux qui y travaillent.
 je travaille en BIBLIOTHEQUE -> je suis BIBLIOTHECAIRE
Avec le numérique, les bibliothécaires vont aussi travailler en dehors des bibliothèques.

Vous pouvez aussi consulter l'interview de Bernard Callenge dans le Livres Hebdo du 13 juin 2014.
Laurence Rey travaille au département de l'information bibliographique et numériqe de la BNF.
La BNF, c'est 2400 agents ! Le changement ne peut se faire qu'en faisant évoluer le personnel, la formation est donc cruciale. Pour info, 700.000 euros y sont consacrés annuellement.
La catalographie reste une grande part d'activité mais le numérique transforme les compétences classiques (signalement, communication, valorisation,...)
Le catalogue n'est plus seulement une base de données mais permet d'autres usages. Le personnel fait de moins en moins de descriptions bibliographiques car on peut les retrouver ailleurs. Le défi est plutôt de les enrichir. Cela s'appelle la transition bibliographique.
Ainsi, le travail du bibliothécaire est beaucoup plus visible : ce qu'il produit apparaît sur le web, il communique plus avec l'extérieur.
Les modalités de formation évoluent aussi :
- insertion du numérique dans une offre existante
- séances de sensibilisation au numérique (ex: le vocabulaire numérique) 

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter en ligne (ICI) le mémoire d'études défendu par Madame Rey : Les nouvelles compétences en bibliothèque : profils de poste et plans de formation des personnels au regard de l'évolution des services

Et ICI aussi, un article intéressant sur le sujet : L'étonnante plasticité des compétences professionnelles et la bibliothèque numérique . Bulletin des bibliothèques de France [en ligne], n° 4, 2011
Frédéric Guéguen a tout d'abord présenté les missions de la bibliothèque départementale de la Sarthe :
  action culturelle
  soutien aux équipes
  soutien technique
  formations (50 jours/an)
Sa réflexion sur le métier de bibliothécaire a été développée à partir d'un guide que sa bibliothèque a édité en 2008 :
Accueillir les publics handicapés à la bibliothèque.
Cette publication a pour objectif de susciter et de valoriser l'accueil du public handicapé dans les bibliothèques, tant au niveau des contraintes techniques que du point de vue de l'accueil humain. 
Le guide est téléchargeable ICI.










Sur la question du handicap, Frédéric Guégen a relevé une certaine frilosité des bibliothécaires et s'interroge sur les raisons.
Est-ce un manque de perception sur l'intérêt de la démarche ? Est-ce un manque de compétences et de moyens ? Ou est-ce dû aux difficultés à appréhender le handicap?
Monsieur Guéguen se demande si cela relève de compétences nouvelles à acquérir ou si c'est de l'ordre de l'ouverture d'esprit.

Et la séance se clôture avec cette citation que je vous laisse méditer :
"Les usagers ne sont-ils pas plus en avance que nous 
sur ce qu'ils attendent des bibliothèques ?"

mercredi 25 juin 2014

Congrès de l'ABF 2014 : compte-rendu (première partie)


 
Affiche congrès 2014



Je reviens du congrès de l'ABF qui vient de se tenir à Paris.

Pendant trois jours, 20 tables rondes ont été organisées autour de trois thématiques principales :

- Nouveaux profils, nouvelles compétences
- Les frontières du métier
- Compétences et formation



Je me propose de vous faire un compte-rendu des rencontres auxquelles j'ai assisté.



Tout d'abord, je souligne qu'il y a eu près de 800 participants, chiffre record.
Les organisateurs étaient également fiers de la présence d'Aurélie Filippetti car c'était la première fois qu'un ministre de la Culture se déplaçait au congrès de l'Association des bibliothécaires de France.
Il faut dire aussi que la Ministre avait déclaré que 2014 serait L'année des bibliothèques.

C'est donc elle qui a ouvert le 60ème congrès.

Dans son discours, Aurélie Filippetti a expliqué pourquoi elle avait choisi de mettre les bibliothèques au centre de sa réflexion en 2014 et au coeur du processus de l'accès à la lecture. Elle voit ces lieux comme des espaces d'émancipation, d'apprentissage et de découvertes.
Elle a également insisté sur le grand défi qui s'offre à nous : le NUMERIQUE ! (tadâm) 
Ces mutations suscitent des interrogations car l'offre culturelle et l'accès au savoir se modifient. Ils peuvent également s'en trouver facilité. En matière de médiation, c'est aussi un défi technologique. Pour les bibliothécaires, il est nécessaire (urgent) de se former.
C'est pourquoi la Ministre a chargé la BPI (moi, je croyais que c'était la Bibliothèque Publique d'Information mais elle a parlé de la Banque Publique d'Investissement) de plancher sur des recommandations sur les ressources numériques en bibliothèque.


A ce sujet, si vous voulez vous informer, allez sur le site du Réseau Carel.

Pour finir, la Ministre de la Culture a souligné le rôle des bibliothèques dans l'éducation artistique et culturelle. C'est pourquoi elle a commandé une grande enquête nationale sur les actions menées par les bibliothèques. Les résultats seront rendus publics en septembre 2014.
Début décembre 2014, elle organisera une journée de réflexion sur le rôle politique des bibliothèques et leur place dans la cité. (j'espère pouvoir alors vous en faire un compte-rendu) 

Et enfin, Aurélie Filippetti a annoncé vouloir organiser une Fête de la littérature jeunesse en 2015. Malheureusement, je peux vous donner plus de détails à ce sujet.

Pour voir et entendre toute son allocution, cliquez ICI.



lundi 23 juin 2014

Lire dans les parcs

La semaine dernière, je vous parlais des bibliothèques de plage.
Cette fois, un petit mot sur une opération bien connue : Lire dans les parcs.

Cette opération est fondée sur le même concept que celui développé par les bibliothèques de rues  d'ATD Quart Monde. Il s'agit de proposer, le temps des vacances d'été, le déplacement des livres d'une bibliothèque vers divers lieux publics et d'offrir des moments de plaisir aux enfants. Chaque lieu est parrainé par une bibliothèque publique afin d'inviter les enfants à la fréquenter en dehors des séances d'animations dans les parcs et, par temps de pluie, les animateurs les attendent dans la bibliothèque partenaire.Depuis plusieurs années (14 pour être précis), Lire dans les parcs est coordonné par le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles et la section belge francophone de l'IBBY.Les bibliothèques participantes bénéficient de la promotion générale de l'événement et reçoivent des affiches et dépliants (toujours illustré par Marika).Plus d'infos ICIQuelques petits conseils...- Même si la forme doit rester simple, il est intéressant de choisir avec soin l'endroit où l'on s'installe : le but est d'être visible mais il faut aussi éviter le brouhaha. Ne commettez pas l'erreur de vous installer à côté du marchand de glace ! Par contre, une fois l'endroit choisi, il vaut mieux s'y tenir à chaque séance de manière à ce que le public puisse vous (re)trouver facilement. Vous pouvez aussi imaginer un fléchage dans le parc. Si vous prévoyez une signalisation qui puisse rester tout l'été, vous pourrez également y ajouter vos horaires de présence et quelques infos pratiques (adresse, téléphone, site web) qui concernent votre bibliothèque. - Pensez au confort de vos petits auditeurs mais aussi à leurs accompagnants. Prévoyez quelques bouteilles d'eau (même en Belgique, il peut faire très chaud). Quelques couvertures au sol sont un minimum. L'idéal est de bénéficier de bancs, pour les personnes plus âgées, par exemple.Si en plus du transport des livres, il vous reste quelques muscles, vous pouvez apporter une tonnelle. Cette solution présente de nombreux avantages, elle offre de l'ombre mais vous rend plus visible et crée un espace symbolique plus intime. - Bien sûr, choisissez vos livres soigneusement mais prévoyez aussi un lot de livres ou revues à feuilleter. Et aussi, pensez à emporter des dépliants avec les informations sur vos bibliothèques. Ce serait trop bête. - Enfin, pensez à la solution de repli en bibliothèque en cas de pluie. Et afin que ce plan B ne se transforme pas en plan foireux, préparez aussi ce coin lecture afin que la séance en bibliothèque soit tout de même sympa (déjà que la pluie c'est pas drôle). Et pour finir, profitez !Et pensez que vous avez de la chance de pouvoir lire au parc tout en travaillant !
 

mercredi 18 juin 2014

Les bibliothèques de plage

Bientôt l'été,
et bientôt la réapparition des bibliothèques de plage...



Destinées aux vacanciers ou aux habitants, les bibliothèques de plage ont l'avantage de proposer un concept simple pour toucher de nouveaux lecteurs et développer le goût de lire.
Plus qu'une simple vitrine estivale, elles ont pour vocation de modifier l'image des bibliothèques "classiques". Elles s'appuient sur les structures existantes tout en les désacralisant.

Généralement, les modalités de prêt sont simplifiées et la recette fonctionne. Par rapport à une bibliothèque classique, l'offre est allégée mais complète, essentiellement des best-sellers, des polars, des romans sentimentaux, des magazines, des albums pour enfants.

Plusieurs d'entre elles, en plus du prêt d'ouvrages, concoctent également un programme d'animations : lectures, ateliers d'écriture, ateliers créatifs, rencontres d'auteurs, etc.

Le département de Seine-Maritime a été un des pionniers. Au total, 12 cabanes, 12000 livres, 400 transats, 36 parasols et 36 animateurs du livre sont mis à la disposition du public.
En 2012, plus de 70 000 lecteurs en ont profité.

Lire à la plage


Pour aller plus loin, je vous invite à consulter l'excellent mémoire de Brigitte Groleau "Sous les galets, la page : enquête de terrain sur les bibliothèques de plage en Seine-Maritime".
Il est consultable en ligne ICI.



mercredi 11 juin 2014

Musique : heure du conte




La Fête de la Musique résonnera ce week-end dans toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L'occasion de vous (re)parler de Fa si la lire, une sélection de livres jeunesse consacrés à la musique.


Bien sûr, elle date un peu mais c'est une chouette collection d'appoint (+ de 300 titres) et vous pouvez toujours l'emprunter gratuitement auprès de la bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB).
Les infos pratiques sont ICI.

Pour des animations,  je vous invite à contacter les Jeunesses Musicales (oui, oui, ça existait déjà quand vous étiez tout p'tit). Peut-être pourront-ils vous proposer des pistes ou des collaborations. J'ai eu l'occasion d'assister à une séance imaginée par une bibliothécaire de Rixensart et une musicienne des Jeunesses Musicales du Brabant wallon, c'était vraiment original, pertinent et de qualité.
A la bibliothèque de Braine-l'Alleud aussi, ils organisent en commun des ateliers Rythm and Books, Baby ! pour les enfants de 0 à 3 ans.

Et enfin, allez voir du côté de la Province du Luxembourg où, depuis quelques années le remarquable projet Book & Roll suscite la rencontre entre des musiques actuelles (rock, pop, hip hop, techno,...) et des bibliothèques publiques.
Pour baver un peu, c'est ICI.

Et maintenant, une petite sélection d'albums pour une heure du conte spéciale "fête de la musique".
Comme d'habitude, servez-vous et n'hésitez pas à partager vos coups de coeur.



Choeur de grenouilles par FoccroulleChoeur de grenouilles
Luc Foccroulle, Annick Masson
Mijade, 2011
Faire partie de la chorale, c'est le rêve de toutes les grenouilles. Lucie a une voix sublime, mais elle est trop petite. Berta a un physique de cantatrice, mais chante comme une casserole...



Do ré miDo ré mi
Susie Morgenstern, Marie De Salle
Eveil et Découvertes, 2011
Grand-mère m'a emmenée à un concert de violon. J'ai tellement aimé que j'ai commencé des cours. Quand je joue ça grince comme un chat qui miaule. Je répète les gammes, les exercices, le solfège. J'en ai marre. Je veux arrêter. Mais je n'arrête pas. Finalement, mon violon devient mon ami et je suis contente de le retrouver chaque jour.


Juke-boxJuke-box
David Merveille
Rouergue, 2007
Un album sans texte plein d'humour et de fantaisie qui met en lumière la richesse des univers musicaux qui nous entourent pour défendre le droit à la différence et à la diversité. La musique, élément de rencontre entre des personnes issues d'horizons différents et aux goûts éclectiques. La musique, expression de la personnalité. La musique, philosophie de vie. 

 
Le piano des bois
Kazuo Iwamura
Ecole des loisirs, 1990
Au milieu d'une clairière, une souche d'arbre en forme de piano. Arrive une petite fille, Yuki. «Voici mon piano», dit-elle, «c'est un piano des bois! Venez vite, petits amis de la forêt, je vais jouer pour vous!» Assise à son piano des bois, Yuki commence à jouer «Au clair de la lune». Do do do ré mi ré... La souris est curieuse, l'écureuil a l'oreille musicale. Bientôt le raton laveur, l'oiseau et le lapin s'approchent à leur tour... mais tout à coup ils repartent en courant! «Que se passe-t-il?» demande Yuki, «vous n'aimez pas ma musique?» Mais non, c'est le contraire! La souris est partie chercher son violoncelle des bois, l'écureuil son trombone des bois, le lapin son xylophone et le raton laveur son tambour. Et les grenouilles arrivent à leur tour pour faire les choeurs. Attention, l'orchestre s'accorde... maintenant, écoutez tous le grand concert des bois!
(Sur le web, vous pourrez trouver de nombreuses pistes pour exploiter cet album.) 


Sophie, la vache musicienne
Geoffroy de Pennart
Ecole des loisirs, 1999
Sophie est une vache formidable qui chante en s'accompagnant au piano. Chaque soir, la jeune musicienne régale un cercle d'intimes de merveilleux petits concerts, jusqu'au jour où elle apprend la tenue d'un grand concours de musique…  
(Sur le web, vous pourrez trouver de nombreuses pistes pour exploiter cet album.) 


Le troun et l'oiseau musiqueLe troun et l'oiseau musique
Elzbieta
Rouergue, 2012
Un jour, un Troun est sorti de la mer. Il a traversé la plage et grimpé en haut de la colline. Arrivé là, il a ouvert ses oreilles… pour écouter. Écouter les travaux des champs, écouter la pluie qui crépite et le souffle du vent, l’oiseau qui chante… Puis il s’est rendu compte que tous ces bruits, à bien les écouter, avaient leur propre musique. Et pourquoi le Troun ne deviendrait-il pas lui aussi musicien ? Alors, avec tout ce qui lui tombe entre les mains, et ses amis à sa suite, il va se lancer… Mais tous les bruits sont-ils de la musique ?


Zékéyé et la toute petite musique
Nathalie Dieterlé
Hachette Jeunesse, 2004
C'est la fête chez les Bamilékés, la tribu de Zékeyé.
Tous chantent et dansent au rythme du tam-tam pour appeler la pluie. Mais la musique est trop rythmée, les chants trop bruyants, la pluie tombe sans répit et les moustiques se multiplient...Alors comment faire pour sauver le village ? Heureusement Zékéyé est là avec son tout petit instrument de musique. Parviendra-t-il à se faire entendre, lui qui est si petit ?