mardi 8 juillet 2014

Congrès de l'ABF 2014 : compte-rendu (sixième partie)






TOUS LES METIERS DOIVENT-ILS ETRE EN BIBLIOTHEQUE ?


Modératrice : Cécile Van Praet, commission Communication de l'ABF
Intervenants :
Mike Rouault, responsable des services numériques, médiathèque de Châtillon
Camille Degez-Selves, chargée de communication, bibliothèque universitaire Pierre et Marie Curie (Paris)
Diane Richer,animatrice culturelle, bibliothèque Père Ambroise (Montréal)

Remarque : J'ai assisté à cette conférence depuis l'espace restauration. La retransmission était très bonne mais malheureusement, la caméra ne me permettait pas de voir les éventuels supports préparés par les intervenants (ppt, films, photos, illustrations, etc)

La question centrale de cette table ronde était : "Après le recrutement, quelle intégration pour un profil dit hybride ?"


La bibliothèque dans la peau : 11 tatouages de bibliothécaires.
http://mentalfloss.com/article/12483/11-amazing-librarian-tattoos

C'est Camille DEGEZ-SELVES qui a commencé en nous présentant son travail. Elle est chargée de communication dans une bibliothèque universitaire. 
Ses actions peuvent être tournées :
- vers les publics de la bibliothèque(étudiants, chercheurs)
- vers l'interprofession
- vers le grand public
Ses tâches opérationnelles sont : 
- alimenter un site web
- alimenter les réseaux sociaux
- PAO : conception d'affiches, de flyers
- publication de guides de lecteurs
- conception de campagnes (ex: sur le silence en bibliothèque, lutte contre les incivilités)

Elle nous a également présenté ses difficultés au quotidien, sur le fait qu'elle n'était pas préparée à cela dans sa formation initiale (par exemple, l'utilisation de Photoshop). Elle n'avait pas non plus de connaissance des contraintes liées à cette fonction.
On sous-estime le temps que ça prend (remarque personnelle : soi-même et les collègues d'ailleurs).

Mike ROUAULT, quant à lui, a listé les caractéristiques d'un profil hybride.
Au niveau des avantages, le profil hybride amène ses connaissances et son réseau. Il est plutôt polyvalent.
Par contre, l'inconvénient principal est qu'il n'est pas bibliothécaire et qu'il doit donc être formé.

Il compare le profil hybride à une greffe. Comme en médecine, des rejets sont possibles. Pour leur intégration dans l'équipe, il y a trois méthodes :
- la méthode "Chuck Nolland"
- la méthode Assimil
- la méthode hybride, qui est une fusion pour connaître les deux "langues.

Finalement, Diane RICHER, venue du Québec, a indiqué des pistes pour faciliter l'intégration des profils hybrides.
Tout d'abord, les responsables recruteurs devraient afficher les raisons de leurs choix auprès du reste de l'équipe et faire un gros travail de pédagogie. Ceux-ci devraient expliquer pourquoi ils recrutent quelqu'un pour ses compétences a priori plutôt qu'un bibliothécaire qui pourrait acquérir ces compétences.
Il faudrait définir le métier d'animateur en bibliothèque.

Le recruté est confronté à la difficulté de devoir prouver ce qu'il vaut, il doit faire ses preuves et sa place.
Le conseil de Diane Richer est d'aller vers les autres et vers les collègues pour créer des passerelles. Il est nécessaires pour les profils hybrides qu'ils s'approprient le métier de bibliothécaire.





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