jeudi 20 septembre 2012

ma rentrée littéraire



"Oh...", Philippe Djian
Gallimard, 2012 (Collection Blanche)



Lors de la dernière Foire du Livre de Bruxelles, j’avais reçu des places pour aller écouter le concert littéraire de Philippe Djian et son complice Stephan Eicher.
C’était super !
C’est Eicher qui a fait le show et Djian nous a lu les premières pages de son livre à paraître.
J’avais été vraiment émue, pas tant par la lecture, mais plutôt de voir ce grand bonhomme partager avec nous des moments intenses et intimes.

Eicher_Djian

Et donc, "Oh..." est sorti et je l’ai lu. Personnellement, j’ai trouvé que c’était plutôt réussi. J’avais été déçue des précédents, que je trouvais bâclés.

Dans ce dernier livre, pour la première fois, il se met à la place d’une femme, une femme forte et solide. Et comme d’habitude dans ses romans, on fume, on boit et on baise.
"Oh..."  commence par un viol et c’est toute la perversité de cette relation que Djian met en scène.



 
Les Lisières, Olivier Adam
Flammarion, 2012

Les lisières

Cela fait plusieurs jours que mon homme lit ce livre et qu’il s’exclame « C’est vraiment chouette ! C’est bien écrit. Etc, etc … »
Un soir qu’il n’était pas là, j’ai subtilisé le roman et je m’y suis mise.

Alors, en effet, voilà un beau roman qui raconte l’histoire d’une vie mais aussi l’histoire d’une certaine France.
Le personnage principal, qui est écrivain comme l’auteur, s’est fait larguer par sa femme, ses enfants lui manquent, ses parents vieillissent, rien que du banal en somme !
Il se retrouve dans la banlieue étriquée où il a grandi et c’est l’occasion de faire son introspection.

Mais bon, j’ai pas encore fini de le lire, j’attends que mon homme lâche le bouquin !



 
Je vais passer pour un vieux con, Philippe Delerm
Seuil, 2012

Couverture du livre Je vais passer pour un vieux con et autres petites phrases qui en disent long

Je voulais un truc court et rapide à lire en attendant de pouvoir reprendre Les Lisières (voir plus haut).
Ben, j’ai lu les premières histoires et j’avoue que je n’ai pas accroché.

En gros, Philippe Delerm reprend la formule de La Première gorgée de bière, qui lui avait assuré tant de succès.
Ici, il dissèque les petites phrases toutes faites qui émaillent nos discours.
Bref, je n’ai pas accroché mais il est possible que c’était parce que je lorgnais sur le livre de mon voisin, je lui donnerai donc sa chance lors d’un prochain trajet en train.



Une semaine de vacances, Christine Angot
Flammarion, 2012

Une semaine de vacances par Angot

La quatrième de couverture nous indique que l’auteur a écrit ce roman en un seul souffle, c’est avec la même rapidité que j’ai lu Une semaine de vacances.

Malaise, effroi, dégoût !
C’est bien évidemment l’histoire de l’inceste qu’elle a vécu que Christine Angot réécrit ici.
Le récit est froid, distant, clinique presque. Ce qui accentue l’horreur des scènes.
J’ai refermé le livre, soufflée, et j’ai dit « Pour moi, c’est trop ».


 

Le Manteau de Proust, Lorenza Foschini
Ed. de la Table ronde, 2012

Le manteau de Proust par Foschini

Bon, il faut que je l’avoue, je n’ai jamais lu Proust.
(shame on me)

En fait, j’adorerais lire Proust. Si, si, je vous jure ! Il me fascine. J’ai rêvé de lui à Cabourg, j’ai visité sa maison de Combray, je mange pas mal de madeleines (ça compte ?).
Mais lire Proust, ben… j’ai pas le temps !
A vrai dire, j’avais vaillamment entamé Du côté de chez Swann en octobre 2006.
Je me souviens bien de la date car c’était juste après la naissance de ma fille, pendant mon congé de maternité.
Et vous avez déjà essayé de lire Proust avec un bébé qui braille toutes les 2h. Hein !??

Bref, Proust me fascine et je suis fascinée par ses fans.
Et c’est une histoire rocambolesque que l’auteur raconte ici.

Lorenza Foschini apprend un peu par hasard que le manteau de Proust est conservé dans une simple boîte en carton dans les réserves du musée Carnavalet.
Elle nous emmène sur les traces de Jacques Guérin, grand collectionneur, et nous fait vivre toutes les péripéties qu’il affronte pour sauver cet objet d’une valeur inestimable.

En tout cas, quand je serai retraitée, je lirai Proust, juré !



1 commentaire:

  1. On me dit dans l'oreillette que la dernière phrase de ma "critique" sur le Manteau de Proust est justement le titre d'un chapitre du livre de Delerm.

    Donc, quand j'aurai le temps, je terminerai le Delerm et puis... je lirai Proust.

    RépondreSupprimer